Atelier du patrimoine de Saintonge

Villa Musso - 62, cours National - 17100 Saintes

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La gare

Architecture de gare - généralités

L’architecture de la gare honore un goût prononcé pour l’histoire dans laquelle elle puise avec une grande liberté et où les styles s’interpénètrent. Modeste, la gare oscille entre l’adaptation au style, à l’histoire et aux matériaux locaux, et la construction utilitaire de série.

Un corps central flanqué d’ailes latérales ou de pavillons, une toiture le plus souvent à 2 pans, un alignement de portes fenêtres, un rez-de-chaussée, le nom de la station et une horloge composent un programme de base ; celui-ci s’adapte à l’importance de chaque gare par addition de travées, de petits bâtiments annexes, de marquise.

En avril 1867, après de multiples démarches des départements, municipalités et négociants en cognac des deux Charentes, le premier train entre en gare à Saintes. L’exploitation du chemin de fer est alors confiée à la Compagnie des Charentes présidée par Anatole Lemercier, maire de Saintes sous la Troisième République. Cette société est rachetée en 1878 par les Chemins de fer de l’Etat.

La première gare, dont le bâtiment a disparu, était ouverte sur la ligne La Rochelle- Rochefort- Angoulême qui longeait la rive droite du fleuve.

Très rapidement, avec l’ouverture d’autres lignes puis le développement considérable des ateliers de réparation, a lieu la construction d’un nouveau bâtiment vers 1900.

Au début du 20ème siècle, Saintes est devenue une véritable ville cheminote et à son apogée vers 1930, le chemin de fer fait vivre près de 2 500 familles saintaises en particulier à travers ses ateliers. Saintes devient dès lors un véritable carrefour ferroviaire qui supplante le fleuve principale voie des échanges commerciaux.

Avec la gare, le dépôt des machines, les ateliers de réparation du matériel et les services administratifs, le chemin de fer est, pendant un siècle, la plus grande entreprise saintaise.

Une restauration effectuée en 1993 a permis de remettre en valeur le plafond en céramique du hall de gare et la marquise en métal et verre qui s’ancre sur la façade.